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Laurie Daniel

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- Soutien & accompagnement de la grossesse et du post partum Auxiliaire de puériculture

Crédits photos : Marion Leuger, Oumayma El Amrani, Sara Chekhi, Laurie Daniel - tous droits réservés

Un autre regard sur :

Le dépassement de terme

 

Une grossesse théoriquement dure en moyenne 41 SA selon les normes médicales, au Maroc, on considère le terme à 40 SA mais en pratique c’est autre chose ! 

 

Bébé pas pressé,  pouvoir de l’inconscient des femmes à retenir leur bébé, et aussi et surtout malheureusement les erreurs de datation ( oui on a beau disposer des meilleurs technologies possibles, malheureusement la médecine n’est pas toujours une science fiable ! La science ne peut pas défier la nature et les mystères qui entourent la création d’un être vivant !)

 

Les différents moyens utilisés pour calculer le terme prévu ne sont pas certains.

 

En effet, pourquoi se fier à une supposée date d’ovulation (en fonction des dernière règles + 14 jours) quand on sait que finalement l’ovulation peut avoir lieu n’importe quand dans un cycle et que chaque femme a des cycles plus ou moins longs ?!

Pourquoi se fier à la date du supposé rapport fécondant quand on sait que les spermatozoïdes peuvent vivre plus de 5 jours en attendant sagement l’ovule !

Les estimations échographiques quant à elles ne sont que des estimations …

La marge d’erreur est donc d’environ 7 jours ! Oui 7 jours ! Ce n’est pas rien tout de même ! Alors avant de se fier à ces calcules bien trop rationnels pour ce qu’est le miracle de la création de la vie, penchons-nous plutôt sur ce qu’est exactement le « terme » ?!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parce que finalement, pouvons-nous connaître avec certitude la durée exacte d’une gestation ?! 

 

Les normes varient d’un pays à l’autre, d’ailleurs dans les faits la durée de grossesse varie d’une femme à l’autre, d’un bébé à l’autre, du nombre d’accouchement précédents, et effectivement selon les régions ! D’après cela on peut donc en conclure qu’il n’y a aucune « norme » de durée exacte, mais une approximation.Inutile de s’obstiner à vouloir donner une date « butoir » !

 

« Bien que l'on parle très souvent d'une date précise pour l'accouchement, il s'agit d'une moyenne statistique. Le terme réel d'une grossesse normale s'étend un effet sur une période de 5 semaines » (Brabant I., 2001)

 

L’OMS quant à elle ne donne pas de norme de durée de grossesse, elle classe les accouchements par catégorie (prématuré : avant 37sa, à terme de 37 à 41sa+6 et terme dépassé après 42sa).

 

Il existe de nombreuses femmes dans le monde qui accouchent en dépassant le terme sans aucun soucis et parfois un terme bien dépassé…si on en croit les estimations… !

Ce qui nous amène à cette question : Pourquoi avons-nous tendance à sous-entendre que ce n’est pas normal si l’accouchement n’a pas eu lui à la date « prévue » qui elle-même n’est pas fiable ?!

Les futurs parents ainsi que l’entourage ignorent bien souvent que le terme n’est pas une date fixe mais une marge approximative.

La pression du corps médical associé à une impatience et une inquiétude des parents  pousse la femme à consentir à un déclenchement  plus ou moins forcé, car bien souvent ce déclenchement lui est proposé comme LA solution la plus adaptée et sécurisée, celle qui l’empêche de faire face à quelques jours d’attente (et donc d’angoisse !) supplémentaire, cette même solution qui lui enlèverait toute culpabilité en cas de problème car on l'aura prévenu / (menacé ?!).

 

 Il semblerait que le stress de l’imprévu et de l’incontrôlable soit plus fort que l’humain au point de le pousser toujours plus à vouloir dompter la force de la nature ! Ce déclenchement sera vécu très différemment d’une femme à l’autre et selon les projets, attentes et vécu qui entourent cette naissance.

 

« Longtemps considéré comme aléatoire, le mécanisme du déclenchement spontané du travail de l’accouchement reste à ce jour mystérieux. Depuis de nombreuses années pourtant, on a cherché à agir sur ce mécanisme, soit pour des motivations médicales, soit pour des raisons de convenance-pour les médecins ou pour les patientes. » Joëlle Jansé-Marec.

 

Le déclenchement provoqué est d’ailleurs une prise de risque, en principe le médecin qui décide de le mettre en place avec le consentement des parents doit informer ces derniers des risques encourus, la réussite du déclenchement est incertaine et bien souvent la femme ignore le risque élevé d’avoir recours à une césarienne d’urgence, ce qui reste l’aboutissement de nombreux accouchements déclenchés…ne serait-ce pas là un message qui devrait nous éclairé sur le fait que ce bébé n’était pas prêt ou que le déclenchement n’était pas médicalement utile et que le corps de la femme et la physiologie de la naissance a été perturbé ?!

 

Voici un petit rappel des risques du déclenchement selon wikipédia :

- travail plus long et plus douloureux

-augmentation du taux de césarienne et d'extractions instrumentales : 20 % des déclenchements du travail se terminent par une césarienne et 15 % nécessitent une extraction instrumentale

- Prolapsus du cordon ombilical, nécessitant généralement une césarienne

-Mauvais positionnement de la tête du fœtus, nécessitant également généralement une césarienne - - - -  -Hyperstimulation utérine, entraînant des souffrances fœtales et maternelles : les multipares et les femmes ayant déjà accouché par voie basse y sont plus fréquemment sujettes

- Rupture utérine ;hyponatrémie ;échec du processus de déclenchement, quel qu'il soit.

Ouf rien que ça !

 

Avant d'accepter un déclenchement vous devez exiger une information complète sur :

  Le motif du déclenchement

Les méthodes employées

   Le protocole de la maternité

 Le rapport bénéfice/risque

 

 

 

 

 

La décision finale doit être prise uniquement par les parents après avoir reçu une informations claire et loyale.

En plus d’être à risque, il est aussi et surtout source de stress et de douleur chez la mère, (accouchement plus long, plus douloureux, recours au décollement des membranes, rupture artificiel de la poche des eaux, monitoring constant et impossibilité de bouger, péridurale posée d’office …). Tous ces moyens utilisés ne sont ni plus ni moins que des « perturbateurs »  engendrant douleur, stress et fatigue pour la mère mais aussi l’enfant ( n’oublions pas le bébé, qui, lui aussi est un acteur principal et qui sans être prévenu se fait montrer la porte de sortie !)

Bien entendu, il y a des réels cas de déclenchements médicalement justifiés, ceux ou la santé et le pronostic vital sont engagés et où le déclenchement est indiscutable.

N’oublions pas que la médecine sauve aussi des vies et que nous pouvons lui dire MERCI !.

 

Evidemment les grossesses dépassant le terme sont à surveiller car plus à risque.

Le bébé grandit, le placenta vieillit et la mère fatigue. Les mouvements fœtaux, la hauteur utérine, l’écoute de rythme cardiaque sont des indicateurs de la bonne santé du bébé. La future maman doit elle aussi être attentive à son état de santé et surveiller sa tension.

 

Et puis d’un point de vu physiologique c’est le bébé qui décide de naître et non la mère qui décide volontairement d’accoucher (donc encore moins le médecin qui doit choisir pour eux deux) !!!

Du moins à l’origine c’est une douce harmonie entre le fœtus et sa mère !

Le saviez-vous ?

C’est l’hypophyse du bébé qui va secréter une hormone permettant au travail de se mettre en route ! Le bébé envoie le message à la mère et tous deux se mettent en « travail » vers l’aboutissement de la grossesse : la naissance !

Cette hormone qu’envoie le futur bébé à sa mère c’est l’ocytocine : l’hormone du bien-être, elle est indispensable au processus d’accouchement, et à l’allaitement maternel. C’est aussi cette hormone (de synthèse) qui est utilisée par perfusion lors des déclenchements et aussi malheureusement de plus en plus de façon systématique même lorsque le travail s’est mis en route de façon spontanée.

Dans le cas d’un déclenchement médical, lorsqu’on injecte cette hormone à la mère dans le but de provoquer des contractions, c’est le corps de la mère qui reçoit cette hormone de synthèse et non le bébé qui là produit.

Cela ne pourrait-il pas entraver le bon déroulement de la naissance ?

Par ailleurs, un autre médicament utilisé pour déclencher l'accouchement : le cytotec (autrement appelé : le Misoprostol) vendu au Maroc sous le nom d'Arthrotec (aussi vendu pour déclencher des avortements)  a été au coeur de nombreux scandales ces dernières années, il comporte des effets secondaires graves, et a déjà fait de nombreuses victimes, pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l'association "timéo".

Cette prostaglandine, vendue comme traitement de l’ulcère de l’estomac, est utilisée depuis longtemps par les médecins, hors autorisation, pour déclencher les accouchements.

Le corps humain est une incroyable machine que nul ne peut maîtriser !

D’ailleurs qu’en est-il de l’aspect psychique de la femme dans tout ça ? Ne pourrait-elle pas involontairement « retenir » son bébé pour de multiples raisons possible ? (histoire personnelle, peur de mourir, peur de la douleur, peur de la séparation, peur de devenir mère, peur des changements dans le couple …) J’ai entendu de nombreux récits de naissance qui ont été chamboulées (positivement ou non) par un petit détail émotionnel ou psychique.L’inconscient maternelle occupe une place si importante dans le déroulé d’une naissance, à tel point qu’il est capable de modifier le seuil de tolérance à la douleur.

Cet aspect si puissant est pourtant l’un des piliers du processus de la mise au monde, n’est malheureusement pas pris en compte par le corps médical trop centré sur une vision matérielle, physique et cartésienne de l’accouchement ! (Combien de médecins gynéco prennent le temps de nouer une relation avec leur patiente et de les écouter parler de leur peurs et leur histoire en lien avec la naissance de l’enfant à venir ?!)

Jusqu’à présent je n’ai parlé que des déclenchements pour cause de dépassement de terme, je ne parlerai pas des déclenchements de convenance, qui sont une aberration. Que ce soit la convenance des parents ou celles de l’hôpital ou du gynéco. Moi j’appellerai cela des déclenchements inconvenants puisqu’ils ne respectent pas les convenances du bébé, protagoniste de cet évènement !

J’ai remarqué ces dernières années l’expression d’une réelle inquiétude/peur/panique ( ??!) des femmes de dépasser le terme au risque de se voir proposer/imposer un déclenchement.

Le web regorge d’ailleurs d’article en tout genre et de discussion de femmes à la recherche d’une méthode miracle pour un déclenchement spontané !

Je calme vos ardeurs mesdames, il n’y a malheureusement pas de solution miracle inutile de passer des nuits blanches sur le net à la recherche de LA solution (il suffit d’observer que même les mieux équipés (hormones de synthèse et tout l’armement d’accouchement forcé n’y arrivent pas forcément !)

Je ne vous promets rien mais si la date fatidique approche et que vous craignez un soit disant dépassement de terme, ou plutôt que vous craignez l’obsession de votre gynéco à vouloir tout contrôler et que vous souhaitez lui faire un pied de nez, essayez mes méthodes naturelles, les plus fiables en cliquant ici !