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Laurie Daniel

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- Soutien & accompagnement de la grossesse et du post partum Auxiliaire de puériculture

Crédits photos : Marion Leuger, Oumayma El Amrani, Sara Chekhi, Laurie Daniel - tous droits réservés

Le cododo : une évidence

 

Des mères et des bébés qui dorment côte à côte, ou encore le " cosleeping ", ou "cododo" telle est la façon de dormir pour le nourrisson humain, développée par l’évolution.

Jusqu’à une époque très récente et pour tous les êtres humains, cela a constitué une nécessité pour la survie du nourrisson ; pour la majorité des gens aujourd’hui, en dehors des pays industriels occidentaux, cela l’est toujours.

Parce que le corps du nourrisson humain continue de n’être adapté qu’au corps de sa mère, le cosleeping accompagné de tétées nocturnes reste cliniquement efficace et potentiellement sauveur de vie.

 

L’adaptation à la vie :

 

Avec  l’air industriel et l’éclatement des famille, vouloir faire de son bébé un être indépendant est devenue une quasi nécessité…

Actuellement la société pousse au matérialisme, l’individualisme, l'égocentrisme, au détriment de l’altruisme, le don de soi, le partage…c’est pourquoi afin de préparer au mieux ces petits êtres en devenir que sont les enfants à affronter ce monde , on les conditionne dès le plus jeune âge à la solitude, au stress, à l’indépendance…

Ayant perdu la notion que pour se développer le bébé a besoin avant tout d’être entouré : L’enfant arrive dans ce monde qui lui est inconnu et son adaptation ainsi que sa conception du monde dépendront de la façon dont il est accompagné à le découvrir.

 

 Une étude dans 49 pays illettrés obtient le constat suivant : où il y a des niveaux élevés de portage, contact et toucher, les niveaux d’agression sont bas. A contrario, où les niveaux de portage, contact et toucher sont moins élevés, les niveaux d’agression sont plus élevés. (Cf. Prescott & Wallace NICHD & California medical School U.S.A)

 

Serions-nous à tort d’éduquer un avenir encore plus individualiste et egocentrique qu’il ne ‘est déjà…la pensée occidentale aurait-elle fait perdre à l’homme les valeurs qui le lient intimement à la vie et la nature : son bon sens et l’écoute de ses besoins pour une vie équilibrée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une étude sur les singes montre que le niveau de cortisol est plus élevé en cas de détresse émotionnelle que de détresse physique. Quand on laisse pleurer les bébés singes jusqu’à ce qu'ils s'endorment tout seul, on observe des niveaux de cortisol aussi élevés après la modification de comportement qu’avant. Ceci, même après 80 séparations.

 

De tous les mammifères, les humains naissent avec la plus faible maturité neurologique (25 % de la taille du cerveau adulte), se développent le plus lentement, et restent dépendants le plus longtemps d’un soutien nutritionnel, social et environnemental, ainsi que pour leurs déplacements.

 

En fait, dans les phases précoces de l’enfance humaine, les soins sociaux sont synonymes de régulation physiologique. C’est-à-dire que porter, transporter, et/ou caresser un nourrisson, émettre des odeurs et respirer dans sa proximité, conduit à une augmentation de la température de son corps, une diminution des pleurs, une plus grande variabilité du rythme cardiaque, moins d’apnées, un niveau de stress moins élevé, un stockage plus important de glucose, et une meilleure croissance journalière.

 

De plus, le lait humain est relativement peu riche en graisses et protéines mais il contient beaucoup de sucre rapidement métabolisé, le nourrisson humain est incapable de se déplacer seul, un contact et un portage permanents accompagnés de tétées fréquentes le jour et la nuit, sont nécessaires. Par conséquent, toute les études scientifiques biologiques qui cherchent à définir les modalités du sommeil du nourrisson « normales » et spécifiques de l’être humain, sans considérer le rôle vital du contact nocturne se traduisant par l’allaitement et la proximité maternelle, doivent être considérées comme inadéquates, erronées, et/ou fondamentalement biaisées.

 

Et puis d’ailleurs, si nous sommes attentif à la norme biologique, on constate qu’aucun autre mammifère sur notre planète ne s’occupe de sa progéniture que le jour. (Cf. Salwiczekde Max-Planck Institute for Behavioural Psychology, Allemagne.)

 

Les avantages pour les enfants

Le cododo stimule la régulation corporelle.

 

La proximité du parent peut aider le système nerveux immature de l'enfant à se réguler pendant le sommeil.

 

Dans des recherches existantes on a prouvé que le cododo n'est pas dangereux. Tous les éléments dans l'environnement du sommeil déterminent si  il y a danger ou non.

 

Si les parents sont non fumeurs, n'utilisent pas de drogues et ne boivent pas d'alcool, dorment sur un matelas ferme, dorment sans duvet en plumes, alors, le cododo est pratiqué dans un environnement sûr. Il est fort probable que la vie de beaucoup d'enfants a été sauvé car il dormaient avec leurs parents, on connait des cas ou des mamans ont remarquées que leur enfant ne respirait plus et ont pu restimuler la respiration.

Le cododo peut aussi aider à empêcher la mort subite car l'enfant n'aura pas de phases de sommeil trop profond.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ailleurs, la respiration du parent va aider l'enfant à « se souvenir » de respirer : Thomas et Graham ont découvert que même des nounours en peluche dotés d’une respiration mécanique et placés à côté de nouveau-nés humains sujets à avoir des apnées, diminuaient le nombre d’apnées de 60 %, et de plus incitaient les nourrissons à dormir à leur contact direct.

De plus, des prématurés et des nouveau-nés nés à terme placés sur la poitrine de leur mère (ou de leur père), en contact peau-à-peau, respirent plus régulièrement, utilisent leur énergie plus efficacement, grossissent plus vite, et connaissent moins de stress.

 

Les parents et les enfants dorment mieux grâce à la proximité de la mère, les bébés n'ont pas besoin de se réveiller totalement et se mettre à pleurer pour déclencher une réaction. La mère peut prendre soin de son enfant avant qu'elle ou l'enfant ne soit dans une phase d’éveil. Comme elles dorment mieux et se réveillent moins souvent, les mères ont plus tendance à parler de leurs expériences nocturnes de façon positive.

 

Une relation étroite entre cododo et allaitement.

Le cododo favorise l’allaitement et l’allaitement sécurise le cododo.

 

 

Le cododo favorise l'allaitement. Les mères qui pratiquent le cododo continuent en moyenne deux fois plus longtemps l'allaitement que les mères qui ne le pratiquent pas.

 

Mis à part les avantages de l'allaitement, l'activité de succion fait augmenter la quantité d'oxygène dans le corps de l'enfant, ce qui implique un effet positif sur la croissance et le système immunitaire de l'enfant.

 

Les enfants qui dorment avec leur mère reçoivent plus d'attention, de soin et de protection. Les mamans qui partagent le lit de leur bébé ont cinq fois plus de comportement protecteur (comme arranger la couverture, faire des câlins et des caresses) que les mamans qui dorment seules. Aussi, elles montraient une sensibilité plus importante par rapport à la présence de leur bébé dans leur lit.

 

Ceci s’explique de la façon suivante : une femme qui allaite secrète deux hormones : l’ocytocine (hormone de l’amour et du bien-être) et la prolactine (hormone permettant la production du lait et qui est à l’origine des comportements de nidification et de protection vis-à-vis du bébé). La Prolactine est responsable du sommeil paradoxal chez la mère qui allaite et lui permet ainsi un niveau de récupération nettement améliorée sans entrer en sommeil profond, par rapport à une mère non allaitante, bien qu'ayant été réveillée plusieurs fois pendant la nuit durant le sommeil. La Prolactine augmente la sensibilité. L’équilibre de ces deux hormones (ocytocine et prolactine) permet à la mère d’être entièrement  tournée et disponible pour son petit en faisant preuve d’une vigilance accrue. La mère allaitante est plus reposée et détendue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le partage du lit était également corrélé à un plus faible intervalle entre les tétées. On pourrait croire à un inconvénient du cododo, il n’en est rien ! Parmi les 70 mères qui allaitaient presque exclusivement, nous avons trouvé que la durée moyenne séparant deux tétées était à peu près d’une heure et demi pour la nuit passée dans le même lit que le nourrisson – la durée approximative d’un cycle de sommeil de la mère (adulte). C’est-à-dire que les besoins nutritionnels des nourrissons durant la nuit et le cycle de nutrition pendant le cosleeping sont corrélés à la durée générale de cycle ultradien (sous-cycle de sommeil) de sommeil (90-120 minutes) pour l’adulte humain – une corrélation jamais trouvée ni proposée auparavant. Pendant la nuit passée dans des chambres séparées (mais toujours à portée d’oreille), l’intervalle entre les tétées était au moins deux fois plus.

 

Ainsi il semblerait que mère et bébé soient parfaitement harmonisés de façon à entretenir une lactation abondante par des tétées fréquentes, et donc un taux de prolactine élevé (donc un retour de couches plus tardive et donc un espacement naturel des naissances ! ) ce qui de plus leur permet d’avoir un sommeil réparateur et une meilleur vigilance et sensibilité envers leur bébé.

 

L’influence culturelle

 

Les recherches qu'on a fait jusqu'à maintenant par rapport au cododo sont, comme toute recherche, très influencées par rapport à la culture des chercheurs et leurs thèmes. Des recherches par rapport au cododo aux Etats Unis (où l’on considère le cododo comme bizarre, voire dangereux) sont très influencées par l'importance relativement haute que les américains prêtent de façon générale à l'indépendance, la technologie, la consommation et le besoin des parents d'avoir une vie privée. 

En Europe Au cours des 500 dernières années, de nombreuses femmes économiquement défavorisées ont confessé aux prêtres catholiques avoir tué leur nourrisson en l’étouffant de leur corps, de façon à contrôler la taille de leur famille. Les prêtres ont menacé d’excommunication, d’emprisonnement, d’amendes, et ont interdit les nourrissons de lit parental.

 

Ces dernières années, les stratégies occidentales de puériculture ont favorisé l’autonomie précoce. Les professionnels de santé apprennent aux parents qu’ils devraient conditionner leur nourrisson à dormir seul durant toute la nuit, avec des interventions parentales minimales, y compris en ce qui concerne les tétées (selon certains donneurs de conseils, moins il y a de tétées, mieux c’est) . Les parents sont encouragés par certains professionnels de santé à « entraîner » leur nourrisson à « s’apaiser seuls pour retrouver le sommeil ». Les personnes qui donnent des conseils sur le sommeil des nourrissons disent que le nourrisson ne devrait pas être autorisé à s’endormir au sein ou dans les bras de sa mère, même si c’est le contexte dans lequel l’endormissement des nourrissons a évolué.

 

Des recherches dans d'autres cultures regarderont plus les avantages du cododo et les besoins des enfants car ceci est plus intégré dans la famille et la société, comme c’est le cas en Asie, en Afrique ou on n’imaginerait pas laisser un petit bébé tout seul « les bébés sont trop importants pour être laissés seuls, sans personne pour les surveiller » affirme une mère vietnamienne.

 

Les avantages à long terme

 

Une étude sur des étudiants a montré que les garçons qui avaient dormi avec leurs parents entre la naissance et cinq ans avaient une estime de soi significativement plus grande, ressentaient moins d’anxiété et de culpabilité. Les garçons qui avaient pratiqué le co sleeping entre 6 ans et 11 ans avaient également une estime de soi plus importante.

 

Pour les femmes, le co sleeping durant l’enfance était associé avec moins de gêne concernant les contacts physiques et marques d’affection une fois devenues adulte. Une autre étude montre que les femmes qui ont pratiqué le cosleeping comme enfant ont plus d’estime de soi que celles qui ne l’ont pas pratiqué. En fait, le co sleeping apparaît comme renforçant la confiance, l’estime de soi et l’intimité, probablement comme reflet d’une attitude tolérante des parents.

Plus de comportement positif

 

Dans un test parmi des parents dans une base militaire, les enfants qui dormaient avec leurs parents recevaient des meilleures notes à l'école que les enfants qui dormaient seuls. Une recherche récente en Angleterre démontre que les enfants qui ne dorment jamais dans le lit de leurs parents étaient plus dur à 'gérer', moins heureux, plus souvent gênés par des crises de colères et plus sujet à des crises d'angoisse que les enfants qui partageaient régulièrement le lit de leurs parents (Heron, 1994).

Plus satisfait de la vie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une grande recherche interculturelle faite parmi cinq différents groupes ethnique dans de grandes villes aux Etats Unis démontre que dans tous les groupes ethniques, ceux qui pratiquent le cododo ont un regard plus satisfait sur la vie en général.(Mosenkis, 1998).

 

Le cododo est à la base d’un environnement acceptant

Le choix du cododo implique l'acceptation du besoin de l'enfant de la présence de ses parents, autant la nuit que la journée.

En gros, le parent communique à l'enfant que tant qu'il est petit, il sera là pour lui et il répondra à tous ses besoins. Les parents qui cododottent partent souvent du principe que la bienveillance qu'ils portent à leur enfant la nuit continue à faire effet la journée, et que ceci contribue beaucoup à leur relation en sa totalité avec l'enfant.

Le cododo stimule la sensitivité.

Beaucoup de parents qui pratiquent le cododo constatent qu'ils deviennent plus ajusté à leur enfant. Ils remarquent que leur sensitivité par rapport au besoins et rythme de l'enfant continue aussi dans dans la journée.

Les idées reçues autour du cododo

1)Les enfants peuvent s'étouffer.

Faux !

Quand le cododo est un choix fait et accepté par les parents, que les conditions de sécurité sont respectées,  l’enfant n’a pas plus de risque de s’étouffer que dans son propre lit et même au contraire puisqu’il est sous la surveillance permanente d’un adulte réceptif et « connecté » au bébé y compris pendant le sommeil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2) Une fois que vous les laissez venir dans votre lit, ils n'en sortiront plus jamais.

 

Faux !

 

Tout le monde sait que TOUS les enfants finissent par aller dormir dans leur lit !

Ceci n'a jamais été soumis à des recherches et ils n'existent pas de cas qui prouvent que c'est vrai. Beaucoup de parents qui pratiquent le cododo racontent que quand les enfants grandissent physiquement, émotionnellement et au niveau cognitif, avec un peu d'encouragement dans leur deuxième ou troisième année de vie ils sont prêt pour aller dormir seul dans leur propre lit et leur propre chambre. Ces familles racontent également qu'il y a beaucoup de façons à aider les enfants à trouver leur endroit de sommeil bien à eux.

 

Les familles qui pratiquent le cododo ne regardent pas le sommeil en partant de l'idée qu'il faut changer les habitudes, mais comme un rythme qui peut être maintenu et qui est en développement sans cesse et qui et sujet au changement. Pour les familles qui pratiquent le cododo il est plus important d'offrir à son enfant une base de sûreté et de proximité que d'imposer une indépendance précoce.

 

Les enfants qui dorment dans la chambre des parents n'ont aucune raison de craindre l'heure du coucher. Quand ils grandissent et déménagent dans leur chambre à eux, ils ont une image positive et rassurante du coucher, ils n'ont aucune raison de faire un lien entre le coucher et la solitude/l'abandon

3) Le cododo empêche la vie intime des parents.

 

Faux !

 

Faire l’amour dans un lit est un concept culturel, tout comme le sommeil solitaire. Beaucoup de parents qui partagent le sommeil de leur enfant font preuve de créativité et leur sexualité s’épanouie de façon plus pimentée. La maison ne comporte pas qu’une seule pièce et la chambre n’est pas le seul endroit où les parents peuvent se retrouver cela contribue à rompre avec une certaine routine que pourrait apporter le confort du lit !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selected References

http://cododo.free.fr/articles/McKenna.htm

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