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Laurie Daniel

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- Soutien & accompagnement de la grossesse et du post partum Auxiliaire de puériculture

Crédits photos : Marion Leuger, Oumayma El Amrani, Sara Chekhi, Laurie Daniel - tous droits réservés

Mieux comprendre

le sommeil de mon enfant

Le sommeil est une fonction vitale, il se construit dès la vie fœtale et évolue très rapidement au cours des premiers mois.

Les parents se sentent souvent préoccupés parle sommeil de leur enfant car c’est la qualité de vie de toute la famille qui est touchée.

La première année, l’irrégularité du sommeil et les réveils fréquents sont source de stress et d’inquiétude. A partir de 2-3ans les parents se questionnent plutôt sur les difficultés d’endormissement et l’heure du coucher. Ils craignent souvent que leur enfant ne manque de sommeil.

Les règles de sécurité et d’hygiène du sommeil

Le lieu :              

Une pièce propre et régulièrement aérée (pas de cigarette, de parfum, de produits ménagers ou de vaporisateur d’odeur).

 Les six premiers mois de vie, il est préférable de faire dormir votre bébé dans la même pièce que vous.

Le cododo n'est pas dangereux si toutes les mesures de sécurité sont appliquées, il serait même favorable (meilleur rythme respiratoire, moins de risque d'apnée...).

Pour partager le sommeil de son bébé certaines conditions strictes doivent être respectées, renseignez-vous. Attention : seule une mère allaitante de jour et de nuit est biologiquement programmée pour être réceptive à son bébé lors de son sommeil.

 

Les circonstances :

La température doit avoisiner  18 °C. (Astuce en cas de fortes chaleur : placer un linge mouillé dans la pièce ou humidifier le sol afin de la rafraichir.)

 Coucher bébé sur le dos, sur un matelas dur et sans oreiller ni couverture jusque 2ans.

Le vêtir selon la température, et ne pas trop le couvrir même en hiver.

L’emmaillotage de façon sécurisée peut être pratiqué jusque 4 mois, cela aide certains bébés à retrouver des sensations rassurantes du ventre maternel. Il est conseillé d’arrêter de façon progressive.

Eviter la présence de peluches, de tour de lit et d’objet blessants (les mobiles musicales sont à enlever dès que l’enfant sait se redresser pour le saisir). Lors du coucher, on enlève également l’attache tétine, le collier, les élastiques dans les cheveux.

Comprendre la structure du sommeil du nouveau-né et du bébé

Le sommeil du bébé est nécessaire à la maturation de son système nerveux. Par contre, le bébé naît sans horloge !  Il ne connaît pas le rythme circadien,qui sera intégré vers 3 mois seulement, il n’a pas conscience du jour et de la nuit. Il est donc nécessaire de respecter SON rythme.

Les réveils fréquents sont absolument normaux, avant 3 ans. Même les bébés qui « font leur nuit » et les adultes se réveillent au cours de la nuit. Ces réveils physiologiques surviennent à chaque changement de cycle, leur nombre va progressivement diminuer au fil des années, ainsi que la durée totale du sommeil.

Pour mieux comprendre l’évolution du sommeil et sa structure voici un tableau simple :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sommeil ça s’apprend !

Cela peut paraître étonnant oui mais votre bébé a besoin d’apprendre à dormir ! Pour cela il aura sûrement besoin d’un peu de temps et de beaucoup d’aide pour mettre en place et réguler son sommeil.

C’est A PARTIR de 6 mois seulement que le sommeil nocturne se consolide, autrement dit bébé fait ses nuits ! Mais attention, faire ses nuits ne signifie pas dormir de 20h à 8h d’affilé !

La consolidation du sommeil chez bébé a été définie comme étant un sommeil ininterrompu entre minuit et 5 heures. Certains bébés parviennent à faire leur nuit dès 3 mois, d’autres bien plus tard (cependant il n’est pas rare d’observer une petite régression vers 9 mois).

La plupart des enfants sont capable de faire leurs nuits à 6 mois, et les nombreux réveils nocturnes sont très souvent liés à des problèmes environnementaux tels que des habitudes d’endormissement,  un conditionnement (biberon, sein, bercement…) qui souvent nécessite l’aide d’un parent. Ces réveils nocturnes ne nuisent pas à l’enfant mais peuvent peser sur la famille.

 Il est important également de prendre en compte les circonstances: votre bébé s’adapte à la vie !  Et parfois, cela peut s’avérer particulièrement difficile les 100 premiers jours, angoisses, peurs, besoin de proximité avec sa mère,  bébé aux besoins intenses (BABI),pleurs du soir, cela est très fréquent et se répercute sur le sommeil de bébé…

Il ne faut pas aussi oublier certains paramètres physiques qui peuvent entraver le sommeil : soif, faim, couche sale, froid ou chaleur,  à prendre en compte pour le confort de bébé.

Et dans certains cas : coliques, reflux, poussées dentaires, pic de croissance, sur-stimulation le jour, angoisse de séparation, douleurs liées à la naissance…sont à prendre en considération et peuvent être à l’origine de difficultés de sommeil temporaires.

 

Il est inutile de :

- Donner un biberon ou une bouillie épaisse le soir pour aider bébé à dormir. Les études ont démontré aucune différence entre le sommeil des bébés ayant reçu un biberon enrichi et les autres.

- Empêcher ou restreindre le sommeil de bébé durant la journée (ceci ne fera qu'accroître la nervosité de votre bébé et donc rendre la nuit plus agitée !)

- Priver bébé d'alimentation la nuit: les bébés ont besoin d’un apport nutritif la nuit.. Chez les bébés allaités, les tétées nocturnes fréquentes sont indispensables au démarrage de l’allaitement et à la croissance de bébé (toujours donner le sein à l’éveil et la demande même de nuit, les premiers mois.

- Laisser pleurer bébé dans le but qu'il trouve seul son sommeil.

Laisser pleurer un bébé pour l'endormir est une fausse bonne solution !

Certes cela marchera mais de façon provisoire et surtout nuisible :

le bébé laissé seul éprouve de la peur, il se sent en insécurité : il envoie alors un signal de détresse qui est  le pleur, auquel l'adulte ne répond pas. 

Son rythme cardiaque, respiratoire, sa tension, sa température corporelle et son niveau de stress augmentent et peuvent nuire à son développement.

L'enfant comprend qu’il ne peut plus compter sur ses parents, et finit par s'endormir d'épuisement et non de sommeil.  Il associe le moment du coucher à quelque chose de désagréable, son sommeil en est déstructuré  et le bébé perd confiance en lui et en l’adulte, il prendra l’habitude de se réfugier dans le sommeil pour ne pas avoir à vivre cette épreuve, c’est souvent au bout de plusieurs mois ou parfois plusieurs années que les réelles difficultés de sommeil ou d’anxiété apparaîtront.

Comment aider mon bébé à mieux dormir ?

Pour le savoir cliquez ici

 

Cet article est paru dans Parents-Maroc