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Laurie Daniel

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- Soutien & accompagnement de la grossesse et du post partum Auxiliaire de puériculture

Crédits photos : Marion Leuger, Oumayma El Amrani, Sara Chekhi, Laurie Daniel - tous droits réservés

La méthode LOCZY,

le maternage insolite

La méthode Loczy, est une approche devenue une référence internationale dans les crèches, elle est aussi de plus en plus connue des familles et professionnels de puériculture.

Cette méthode pédagogique est basée sur le développement autonome, respecté de l’enfant, sous la bienveillance et l’affection d’un adulte, on la surnomme « maternage insolite ».

Cette pratique est née des travaux de recherche d’une pédiatre hongroise : Emmi Pickler, qui dirigeait une pouponnière en Roumanie, dans la ville de Loczy, d’où le nom de la méthode.

D’après ses observations voici les grands principes qu’elle a mis en évidence et qui ont fait leurs preuves dans le monde entier :

  • L’importance de laisser « faire seul ».

Autrement dit, l’autonomie.

. Dans la liberté de mouvement, on nomme cela la motricité libre, il s’agit de laisser l’enfant évoluer à son rythme suivant son propre développement spontané, qui, s’il n’est pas entravé, respecte un ordre précis, universel et intemporel chez tous les bébés.

Ainsi, en suivant le raisonnement d’Emmi Pickler, pas question d’imposer une position à un bébé qui ne l’a pas encore acquise par ses propres moyens.

Par exemple, les positions assise ou debout ne doivent pas être entreprise par l’adulte mais bien par le bébé tout seul, qui au cours de son développement apprend, essaye et réussi à trouver seul ses postures. Il en est bien sûr de même pour chaque mouvement et position du bébé (se tourner, grimper, marcher, attraper un jouet…)

Pourquoi ?

Principalement pour permettre au bébé d’exploiter ses propres compétences et prendre confiance en ses capacités, mais aussi lui donner le goût de l’effort et de la réussite.

Cela permet également un développement corporel plus harmonieux et un sentiment de valorisation « je peux le faire seul » et non « j’ai besoin d’un adulte pour le faire à ma place » !

Un bébé qui apprend en autonomie et par ses propres expériences, est aussi capable, plus rapidement et seul d’éviter certains dangers.

Exemple :

Prenons le cas de la marche : en apprenant tout seul sous le regard et la protection de l’adulte qui se contente d’encourager sans aider, l’enfant apprend à tomber, il apprend à repairer  seul les difficultés et les dangers, il fait ses expériences, une sorte d’entraînement par le quel il s’améliore, bien souvent il s’entraîne à aller d’un point à un autre en s’appuyant sur des meubles, il gagne confiance jusqu’au moment de se lancer sur de plus longues distances selon son initiative, et ainsi de suite, il prend ainsi plaisir dans son effort, afin de réaliser son challenge !     

 A l’inverse, si la marche est à l’initiative de l’adulte, que l’enfant n’était pas prêt, qu’il est assisté, ultra guidé, et sécurisé par les mains d’un adulte, il n’apprendra pas à marcher mais fera ce que l’adulte attend de lui, il ne saura donc pas comment marcher et prendra l’habitude d’être dans une mauvaise posture induite pas l’adulte, sur la pointe des pieds ou avec les bras en l’air ou devant (pour tenir les mains de l’adulte) , il ne saura pas tomber, et risquera donc de se faire d’autant plus mal en cas de chute, par défaut d’acquisition des bons reflexe et manque d’expérience.     

 Il développera plus de peur et de craintes. Mais surtout il croira qu’il n’est pas capable de faire tout seul,  il se sentira incapable et n’aura pas passé les étapes essentielles de cet apprentissage, ce qui entraînera un sentiment de découragement ou d’échec.

« Il est essentiel que l’enfant se découvre autant que possible, si nous l’aidons à résoudre tous les problèmes, nous lui volons le plus important : son développement mental » selon Emmi Pickler.

. L’autonomie c’est aussi dans le jeu et la vie quotidienne.

Sur le même principe que la motricité, il est important que l’activité naisse de l’enfant, de son propre désir et de sa curiosité,  ainsi c’est lui qui s’investit dans ses apprentissages. L’environnement dans le quel évolue l’enfant doit être entièrement sécurisé et protégé de façon à ce que l’adulte ne vienne pas entraver ses découvertes par un interdit afin de le protéger d’un risque lié à son environnement ou à un matériel non adapté( objets cassants, blessants, dangereux…). Cela s’appelle la liberté d’activité.

L’enfant doit pouvoir avoir ses objets à portée de mains, ainsi il développe ses capacités créatrices, sa responsabilité et prend lui-même conscience de ses progrès. Le jeu ne peut pas être l’initiative de l’adulte car chaque enfant à des besoins uniques et différents en fonction de son âge, son humeur, sa concentration, le moment de la journée, ses envies, ses besoins…

 

A savoir :

L’enfant n’a pas de but précis, il évolue par ses expériences, il est animé par une énergie vitale qui lui permet de développer ses compétences, c’est pour cela que la liberté de faire est un aspect important de son épanouissement.

Mais alors que fait l’adulte ?

Rien ! Ou presque !

.Il sécurise l’espace.

.Il valorise l’enfant dans ses découvertes et expériences en étant réceptif aux demandes et en valorisant les initiatives de l’enfant.

.Il observe l’enfant pour mieux le connaître, répondre à ses besoins et donner une présence rassurante dans l’espace.

  • L’importance d’une relation affective privilégiée.

 

Emmi Pickler valorisait les relations affectives, elle estimait qu’elles devaient être constantes, continues, et privilégiées pour l’enfant et que le nombre d’adulte intervenant devait être limité en collectivité, avec le concept d’adulte « référent ».

Aussi, l’adulte, qu’il soit le parent ou l’éducateur, ne doit pas projeter ses attentes personnelles sur l’enfant mais le considérer comme un être unique à part entière.

Tous les soins doivent donc être individualisés, principalement en collectivité, pas de séance de pot collectif ni de sieste obligatoire!

 

Emmi Pickler insistait sur l’importance des soins qui permettent de renforcer la relation affective, principalement par la verbalisation des situations, permettant à l’enfant de mieux anticiper et communiquer avecl’adulte qui prendra soin de solliciter sa participation lors du soin (change, repas…). L’individualisation des soins permet aussi de prendre en compte les besoins fondamentaux spécifiques (faim, sommeil…) qui permettent à l’enfant une bonne condition s’ils sont satisfaits.

 

  • L’importance de la régularité.

 

Dans le temps et l’espace, les repaires sont très importants. Ainsi on préfèrera toujours ranger les objets de la même façon et à la même place. La journée, elle aussi sera rythmée par une certaines routine, cela est un repaire pour l’enfant qui ne maîtrise pas l’espace et le temps de la même façon que nous. Toujours dans l’esprit d’encourager l’autonomie, puisque mieux l’enfant maîtrise et connaît son environnement, plus il peut en prendre conscience et donc faire seul. Prenons par exemple, le rangement des jouets, l’enfant repaire très vite l’emplacement d’un jouet si il est toujours au même endroit il sera donc capable de le remettre à sa place tout seul pour le ranger.

 

La méthode Loczy est donc la méthode qui veut du bien à vos enfants ! Elle permetau petit d’être acteur de son développement, d’en tirer du plaisir et donc un épanouissement affectif, moteur, et intellectuel !

 

Pour aller plus loin : http://pikler.fr/

Cet article est paru dans Parents-Maroc