Oscar est né dans l'eau

Oscar est né dans l’eau.


C’était mon troisième accouchement. Le premier était très médicalisé (déclenchement, péridurale, position gynécologique...), le second était un peu plus naturel (uniquement en position gynécologique mais sans monitoring, sans perfusion, rien), et pour le troisième qui serait mon dernier je tenais particulièrement à une naissance naturelle et dans l’eau.


Pour cette grossesse, nous nous sommes rapprochés d’une sage-femme qui pratique les accouchements en plateau technique. La maternité lui permettait de venir travailler dans la « salle nature » de la maternité avec ses patientes. 


Nous avons commencé le travail doucement à la maison, entre le lit et la baignoire, car l’eau me faisait beaucoup de bien, même si mes mouvements dans cette baignoire étaient limités. Puis il était temps de migrer vers la maternité. Nous avons alors rempli la baignoire de la salle de naissance, qui, il faut dire, était bien plus grande que la nôtre et me permettait de bouger comme bon me semblait. 


Je pouvais immerger entièrement mon ventre, me tenir sur les côtes de la baignoire, me mettre sur le côté, accroupie ou encore me pencher en avant : tout ce qu’il m’était impossible de faire dans notre baignoire à la maison.

Les contractions étaient intenses et j’avais besoin de sortir de l’eau, je voulais essayer de m’allonger mais je suis rapidement retournée dans l’eau : les contractions, bien que très intenses, y étaient bien plus supportables.


La baignoire n’était située contre aucun mur, ce qui permettait au papa d’Oscar et à ma sage-femme de circuler autour de moi si besoin. Au moment des poussées mon chéri était alors derrière moi tandis que ma sage-femme était en face de moi, et en face de ce bébé à naître. Deux poussées et il était là, déjà si calme, peut être apaisé par cette douce naissance, qu’il ne pleurait pas, il regardait autour de lui avant de reposer sa tête contre ma poitrine. Il était beau. Tellement beau. 





Il est resté contre moi un moment. Ma sage-femme m’a proposé deux solutions pour l’expulsion du placenta : soit on vide la baignoire et on continue ici, soit on peut aller sur le lit. J’ai choisi la deuxième option qui me semblait plus confortable qu’une baignoire vide. 

Après l’expulsion du placenta, nous avons attendu que le cordon ait terminé son rôle avant de le clamper et de le couper.


Notre sage femme nous a laissé le temps de nous découvrir pendant qu’elle faisait l’emprunte du placenta sur une feuille, qu’elle remplissait les divers papiers. Cela a laissé place à notre première tétée, la première d’une longue série.

Et pour la petite histoire... Oscar est comme un poisson dans l’eau ! Il en met partout pendant le bain, et n’a pas peur de s’en mettre dans la figure en éclaboussant partout :-) 

Laurie Daniel

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Crédits photos : Marion Leuger, Oumayma El Amrani, Sara Chekhi, Laurie Daniel - tous droits réservés