Laurie Daniel

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Crédits photos : Marion Leuger, Oumayma El Amrani, Sara Chekhi, Laurie Daniel - tous droits réservés

Témoignage : Une maman 2 césariennes et 2 allaitements différents

Ma première césarienne a eu lieu le 22 mai 2013 à Haguenau. Comme toute première grossesse en étant maman on se demande souvent comment tout cela va se dérouler, avec ma fille Mila je n’ai pas eu d’autre choix que de programmer une césarienne à 5 mois de grossesse Mila a décidé qu’il était temps de sortir et oui déjà une grande chipie donc le travail à commencé, j’ai peur et je sais qu’il est temps d’y aller ...



Contraction toute les 5 minutes.

Arrivée sur place on me dit que c’est trop tôt, il faut qu’elle reste au chaud on m’hospitalise et ils font tout pour stopper le travail. Heureusement après 48heures ils y arrivent mais ma fille a décidé de se mettre en siège donc on me propose de faire une version* je dis oui.

(*version par manoeuvre externe VME : technique obstétricale pour essayer de faire retourner le bébé manuellement par des manipulations externes)

Cela se passe mal à 7 mois, ils font la version très douloureuse mais non ma fille ne veut pas bouger elle arrive même à se bloquer en faisant le grand écart dans mon ventre heureusement que mon gynécologue est au top me rassure et nous mettons en place une césarienne pour surtout pas prendre de risque pour elle.

Le jour fatidique arrive j’ai peur mais comme toujours mon gynécologue me rassure et me voilà dans la salle d’opération, mais tout ne se passe pas comme il faut je sens tout ce qui se passe je me sens sereine mais je sens que quelque chose ne va pas.

Ce n’est pas ma fille qui pleure ce qui me rassure on dit au papa de sortir immédiatement avec la sage femme et ma fille que je n’ai pas pu embrasser, mon coeur se serre mais j’essaie de rester très forte tout en me sentant de plus en plus faible, j’entends les machines s’affoler, j’entends mon gynécologue qui me dit tout va bien aller tu es forte alors que non je fais une grosse hémorragie mais je lui fais confiance, après plus d’une heure j’ai enfin le droit de sortir de la salle d’opération l’hémorragie est arrêtée.

Je suis câblée de partout et je garde la tête haute pour pas effrayer le papa. Au bout de deux heures je peux enfin rencontrer ma fille mais j’ai mal malgré la morphine, je reste forte car j’ai mon petit moi dans les bras, et là je peux la mettre au sein elle le prend comme une chef malgré que moi, je ne sais pas comment on fait.

J’étais seule dans mon allaitement aucun professionnel m’a aidé même à l’hôpital j’étais seule et ne sachant pas quoi faire, je n’ai pu allaiter que 3 mois car je n’avais plus de lait, j’ai tout perdu car je n’étais pas informée.

Ma deuxième grossesse se passe à merveille Léna aime me donner des coups mais elle est bien placée on me dit "tu pourras accoucher naturellement" j’étais heureuse mais j’ai peur car c’est nouveau pour moi.

Je suis bien entourée j’ai trouvé une sage femme pro allaitement je lui parle de mes craintes sur l’accouchement, sur l’allaitement elle me rassure.

Le 3 novembre à minuit alors que mes contactions sont irrégulières je perd les eaux, je me dis bon là on discute pas on y va car je sens que ma fille ne va pas bien j’ai le liquide teinté.


Je me rends aux urgences les plus proche de chez moi donc Saverne je leur explique le cas elles me disent "mais non il n’est pas teinté" ...mais bien sûr prenez-moi pour une bille !

La couleur est verte et ça sent mauvais. On m’explique qu’il faut que le travail aille vite sinon on me fera une césarienne donc à minuit contractions toute les dix minutes mais col ouvert à un doigt, à 8h30 je vois enfin un médecin enfin si on peu appeler ça comme ça, il ne se présente pas et me dit d’entrée "votre fille a fait des selles enfin on me l’avoue vous n'êtes pas assez dilatée mais bon vu que vous avez dit à la sage femme que vous voulez accoucher naturellement ben vous mettez votre fille en danger pas moi", heu ok j’ai jamais dit ça mais je reste zen comme je peux... Je lui répond "on doit faire quoi ?" il me dit "une césarienne mais vous voulez pas" alors je lui dis que je n’ai jamais dit ça!

Moi je veux que ma fille soit en pleine santé alors faites moi une césarienne donc après m'avoir pris la tête il me descend au bloc.


Je pleure car je sais que c’est lui qui va faire l’intervention et je n’ai pas envie, il n’attend pas que l’anesthésie fasse son effet il coupe je pleure j’ai peur je veux que ça finisse je veux savoir que ma fille va bien.

Enfin je l’entend pleurer je suis rassurée et on m’autorise à lui faire un bisou puis il me recoud.

Enfin dans ma chambre avec elle je vois une sage femme tellement douce qui pour ma plus grande joie une spécialiste en allaitement elle me demande comment je vais je lui raconte elle me dit "je sais que c’est un salaud a cause de lui notre maternité ce casse la figure.

Je suis désolée pour vous mais vous êtes courageuse".

Oui je l’étais, 4heures après j’ai demandé à la sage femme si je pouvais marcher elle m’a dit on verra demain j’ai dit non maintenant je me disais plus vite je reprends des forces plus vite je sors, le soir même je marchais j’ai demandé qu’on m’enlève cette sonde je leur ai montré ce qu’une lionne était capable!


Malgré les vomissements et les douleurs j’ai serré les dents j’avais ma fille et heureusement que cette sage femme était là, elle m’a accompagné car ma chérie perdait du poids elle m’a dit on va mettre un D.A.L* car je n’ai qu’un sein qui fonctionne et grâce à elle ses conseils et les suivis que j’ai eu en sortant de la maternité j’allaite encore !

(*DAL : dispositif d'aide à la lactation)


J’ai un BABI* elle est collée H24 à mes seins plus d’une fois j’ai craqué, j’ai pleuré mais là je n’étais plus seule j’ai une sage femme pro allaitante et un docteur aussi pro allaitement ils m’ont soutenu conseillé et maintenant je suis fière de dire que sa va faire 8mois bientôt que ma fille est allaitée. (* BABI : bébé aux besoins intenses)


Je pratique toujours l’allaitement à la demande voici mon histoire, ma thérapie. Je ne regrette rien je suis la femme la plus comblée car j’ai deux merveilleuse petites filles et rien d’autre importe.